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Cellules somatiques élevées en début de lactation ou mammites cliniques post-vêlage ? La gestion de la période sèche est l'étape la plus critique du cycle de reproduction de la vache laitière.
Un protocole de tarissement maîtrisé et une hygiène rigoureuse garantissent un colostrum de qualité, la protection de la glande mammaire et un pic de lactation optimisé.
Au sens strict, tarir une femelle, c'est lui imposer l'arrêt de la sécrétion lactée. Cette période de repos, d'une durée optimale de 45 à 60 jours, est vitale. Elle permet la régénération du tissu sécréteur (involution mammaire), la reconstitution des réserves corporelles de l'animal et assure la croissance finale du fœtus en vue de la mise bas et de la future lactation.
Dès l'arrêt de la traite, la mamelle subit d'importants bouleversements physiologiques. Des mécanismes naturels se mettent en place pour limiter l'entrée des bactéries : la kératine s'épaissit dans le canal du trayon jusqu'à former un bouchon destiné à obturer l'orifice.
Cependant, ce bouchon de kératine se forme en moyenne en 7 jours. La première semaine post-tarissement constitue donc une porte d'entrée directe pour les germes de l'environnement (Escherichia coli, Streptococcus uberis). Une seconde période de vulnérabilité survient autour du vêlage, lorsque la forte pression liée à la montée laiteuse fissure ce bouchon naturel.
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Le tarissement sélectif s'impose aujourd'hui pour réduire l'usage préventif des antibiotiques. Pour les vaches saines (historique de comptages cellulaires bas), l'utilisation exclusive d'un obturateur de trayon interne crée une barrière physique étanche, palliant immédiatement la lenteur de formation du bouchon de kératine, sans recours médicamenteux.
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